Die Referent:innen, die das Treffen geprägt haben
Design ist überall – in den Gegenständen, die wir benutzen, in den Schnittstellen, die wir anklicken, in den Erlebnissen, die wir machen. Anlässlich der Ausgabe 2025 der Foire du Valais organisierte PRISM einen Schwerpunkt zum Thema Industriedesign und Interface-Design – im Zentrum des Espace Innothèque.
Die Veranstaltung fand direkt im Anschluss an das Rendez-vous de la Culture statt, einen festen Termin für die Akteur:innen der kreativen und kulturellen Branchen im Wallis. Eine wunderbare Gelegenheit, den Austausch fortzusetzen und neue Formen der Zusammenarbeit zu entdecken.
Das Publikum erhielt Einblick in zwei sehr unterschiedliche Projekte – Wawido, ein intelligenter Dosierer für Weinflaschen (vorgestellt von Alexandre Rossier und Grégoire Locher), sowie ein Probenentnahmeroboter (vorgestellt von Christian Vouillamoz) – beide mit einem klaren Designansatz entwickelt.
Was bleibt von dieser Begegnung?
Design ist nicht der letzte Schliff – es ist ein strategisches Werkzeug.
Wenn Ingenieur:innen und Designer:innen von Anfang an zusammenarbeiten, zeigt sich der Erfolg schnell:
– geringere Kosten
– funktionalere Produkte
– durchdachte Ästhetik
– und letztlich: mehr Verkäufe
« Un film, ce n’est pas seulement une œuvre artistique, c’est aussi un écosystème économique dans lequel entreprises et territoires peuvent s’imbriquer. »
— Laude Camille Chanton, membre de la Valais Film Commission et modératrice de la soirée




Bericht
Comprendre comment collaborer avec le cinéma, c’est d’abord comprendre comment se fabrique un film.
De l’écriture à la diffusion, chaque étape ouvre des portes différentes. Certaines entreprises interviennent dès le développement du projet, via du sponsoring ou du placement de produit. D’autres trouvent leur place pendant le tournage, là où les besoins deviennent immédiats et opérationnels. Enfin, certaines collaborations prennent tout leur sens après la sortie, en termes d’image et de visibilité.
Mais c’est bien sur le terrain que les opportunités sont les plus tangibles. Un tournage, ce sont parfois des dizaines de personnes présentes pendant plusieurs semaines. À Anzère, l’accueil de la série Espèces Menacées a mobilisé entre trente et cent personnes selon les périodes. Pour la station, l’impact a été direct, notamment sur une saison estivale habituellement plus calme.
Comme l’explique Jonathan Plattet, responsable communication et commercialisation d’Anzère, ces retombées ne se limitent pas à l’économie immédiate : elles s’inscrivent aussi dans la durée, à travers l’image, les contenus générés et même le retour de visiteurs ayant découvert la destination lors du tournage.




Construire des collaborations plutôt que des opportunités ponctuelles
Du côté des entreprises, les approches évoluent également. L’exemple de la Distillerie Morand, partagé par son directeur Fabrice Heanni, illustre bien cette transformation.
Après une première expérience peu concluante en placement de produit — coûteuse et peu visible à l’écran — l’entreprise a changé de stratégie. Plutôt que de miser sur une seule apparition dans un film, elle privilégie désormais une approche plus progressive : multiplier les collaborations, tester différents formats et surtout construire une histoire autour des partenariats.
Cela peut passer par des produits dérivés, comme des étiquettes spéciales liées à un film — à l’image de la collaboration autour du film d’animation Sauvages de Claude Barras — ou par des activations lors d’avant-premières. L’objectif n’est plus uniquement d’apparaître à l’écran, mais de créer du contenu, de renforcer son image et d’ancrer la collaboration dans une démarche globale.
Cette logique permet aussi de mieux gérer les incertitudes. Car dans le cinéma, la visibilité finale n’est jamais garantie. Certaines scènes peuvent être coupées, modifiées ou contraintes par des aspects légaux — notamment dans des secteurs sensibles comme l’alcool.
Accueillir un tournage : entre opportunité et coordination
Si les retombées sont réelles, accueillir un tournage demande aussi une certaine préparation. À la HES-SO Valais, le tournage de la série Intraçable a nécessité une coordination fine entre les besoins de production et le fonctionnement de l’institution.
Comme le souligne Xavier Bianco, responsable communication, l’enjeu principal réside dans la compréhension mutuelle : trouver un équilibre entre les contraintes du tournage — souvent exigeantes en termes de timing et de flexibilité — et celles de l’organisation qui accueille.
Une fois cet équilibre trouvé, les bénéfices dépassent le simple cadre opérationnel. Au-delà de la visibilité, c’est aussi une forme de fierté qui s’installe : celle de voir son environnement intégré à une production audiovisuelle et partagé avec un public plus large. En interne, ces expériences créent des moments partagés, suscitent curiosité et enthousiasme, et offrent des contenus uniques à valoriser dans la communication institutionnelle.
Le rôle des acteurs locaux dans un tournage
Dans cet écosystème, la Valais Film Commission joue un rôle de facilitateur central. Elle agit comme un point de connexion entre les productions et les acteurs locaux, en identifiant des prestataires, en proposant des décors et en accompagnant les tournages sur le territoire. Pour les entreprises, c’est la porte d’entrée principale privilégiée. Être référencé auprès de la Valais Film Commission permet non seulement de gagner en visibilité auprès des productions, mais aussi de mieux comprendre le fonctionnement du secteur et les besoins liés à un tournage.
Car, du côté de la production, les collaborations s’inscrivent dans un processus déjà bien en amont. Comme l’explique Jean-Marie Gindraux, directeur de production, les lieux de tournage et une partie des besoins sont généralement définis en fonction du scénario, du budget et des contraintes techniques.
Pour autant, les collaborations locales restent essentielles tout au long du processus. Les équipes restent à l’écoute de solutions pertinentes, que ce soit pour identifier des décors, proposer des lieux spécifiques ou répondre à des besoins concrets sur le terrain. Dans ce cadre, entreprises et institutions peuvent jouer un rôle actif, en se positionnant comme ressources locales capables de faciliter le tournage.
La capacité à proposer rapidement des solutions, à comprendre les besoins et à faciliter la logistique peut faire toute la différence dans le choix des prestataires.
« Chaque tournage est une opportunité pour l’économie locale, à condition que les entreprises soient visibles et prêtes à répondre aux besoins des productions. »
— Jean-Marie Gindraux, Directeur de production.
Des démarches simples pour entrer dans l’écosystème
S’insérer dans cet écosystème ne nécessite pas forcément une expérience préalable dans le cinéma. Plusieurs démarches simples permettent déjà de se positionner :
- s’inscrire comme prestataire ou fournisseur
- proposer un lieu comme décor
- consulter les besoins des productions
- ou simplement entrer en contact pour explorer les possibilités
Les points importants pour travailler avec une production
Débuter une collaboration avec le cinéma demande moins de transformation qu’on ne l’imagine, mais certains réflexes facilitent clairement les premiers contacts :
- Se rendre visible auprès des productions
Être référencé auprès de la Valais Film Commission est souvent la première étape. Cela permet d’être identifié rapidement lorsqu’un besoin émerge.
- Penser en termes de solutions concrètes
Les équipes de tournage recherchent avant tout de l’efficacité : un lieu disponible, un service fiable, une réponse rapide. La capacité à simplifier leur organisation est un réel atout.
- Être flexible et réactif
Les demandes peuvent arriver tardivement et évoluer rapidement. Une certaine souplesse dans les horaires ou les conditions peut faciliter la collaboration.
- Valoriser ce que vous faites déjà
Il ne s’agit pas de créer une nouvelle activité, mais d’adapter un savoir-faire existant à un contexte différent : accueillir, fournir, accompagner.
- Penser au-delà du tournage
Une collaboration peut aussi générer du contenu, des images ou des histoires à réutiliser dans votre communication.
- Tester à petite échelle
Une première collaboration, même ponctuelle, permet de comprendre le fonctionnement du secteur et d’identifier de nouvelles opportunités.
Un potentiel de collaboration encore sous-exploité
Le cinéma en Valais se développe. Les tournages se multiplient, les structures se renforcent et les liens avec l’économie locale deviennent plus visibles. Mais une partie du potentiel de collaboration reste encore à explorer. De nombreuses entreprises pourraient y trouver une nouvelle source d’activité, de visibilité ou d’inspiration, sans bouleverser leur cœur de métier. Pour beaucoup d’acteurs, il s’agit surtout d’étendre des activités existantes à de nouveaux contextes — fournir, accueillir, accompagner — plutôt que de se réinventer.
Collaborer avec le cinéma, c’est mettre son savoir-faire au service d’un projet ponctuel, avec des rythmes différents et une visibilité nouvelle.
Et si le prochain tournage passait par vous ?
Les opportunités sont là, concrètes et accessibles. Reste à se rendre visible, à tester, et à trouver progressivement sa place dans cet écosystème.



